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tendances gastro à Paris pour la rentrée 2015

 

Tables ouvertes sotto voce cet été ou encore dans les gravats, voici les restaurants et lieux gourmands dont on va entendre parler. En attendant d’aller juger sur pièce !

1- Bon comme du bon pain

Parce que c’est la première chose que l’on grignote, de plus en plus de restaurants soignent ce qu’ils glissent dans la corbeille. Poujauran souvent, mais aussi Thierry Bretonfournissent nombre de lieux. Pourtant, le fait-resto gagne du terrain, comme chez Ellsworth ou Matière à (15 rue Marie et Louise, 10e). D’où son apparition plus fréquente en tant qu’ingrédient, que ce soit en chapelure grillée, délicieux avec des pâtes, ou en miettes croustillantes façon crumble simplement saupoudrées en bonus de texture.

 

Avec « Dupain » (20 boulevard des Filles du Calvaire 3e),  Julien Fouin et Ludovic Dardenay agrandissent leur terrain de jeu. Associés dans plusieurs affaires, dont Grandcoeur à l’épatant pain d’accueil, ils imaginent une boulangerie lumineuse, qui fournira non seulement leurs restaurants,comme le très bio Jaja,  mais également les heureux riverains. Des farines de blés bio d’Ile-de-France, du beurre de Montaigu (le top du Charentes-Poitou) et un boulanger passionné, Tanguy Lahaye, qui a imaginé une gamme courte de pains et quelques gâteaux « de boulanger » et de saison.
Notons au rayon insolite l'arrivée d'un boulanger en appartement, Thierry Delabre, connu sous le surnom de« Panadero Clandestino », fournit depuis chez lui quelques chanceux dingues de levain et de blés anciens. Il a réussi cet été grâce à un financement participatif à se lancer dans l’aventure de la boulangerie professionnelle. On attend avec impatience sa sortie du maquis !

2- Paris-sur-Mer

Après une certaine ébullition autour des steakhouses et autres adresses viandardes,l’ambiance se fait plus marine autour de la Seine. Lassitude du burger ou envie de manger moins viande ? On a repéré « Juste » (48 rue Laffitte, 9e), qui propose huîtres et fruits de mer en direct d’un producteur de Riec-sur-Belon dans le Finistère, « Marée Jeanne » (3 rue Mandar, 2e) qui en plein Montorgueil retravaille quenelle, bisque et bouillabaisse en style décontracté, et dans le 11e, « Salt »,  où un chef anglais fou de produits de la mer mature les poissons et ose enfin les servir entier.
Pour le poisson cru, on donnera sa chance à Manko (15 avenue Montaigne, 8e, ouverture prévue fin septembre), parce que la carte de ce lieu mi-cabaret mi-restaurant sera signée Gastón Acurio, chef péruvien charismatique ayant œuvré pour la reconnaissance de la cuisine péruvienne. On y trouvera ceviches et tiraditos (cousin du sashimi), auquel il a consacré tout un livre.

3- Sans… mais avec plaisir !

Sans gluten, végétarien ou végétalien, les restaurants « sans » sortent du ghetto ! Ainsi, Dune, un bistro tradi qui s’est transformé tout l’été en restaurant vegan à succès, va prolonger l’expérience à la rentrée le mardi soir. De son côté,Season réunit autour de la même table plats végé, sans gluten et des plats du jour qui ne sont ni l’un ni l’autre, pour contenter tout le monde. Dernier en date, le glacier-snack Las Vegans (30 bd de Bonne Nouvelle, 10e), tenu par Agathe Suarès, ancienne poissonnière candidate de Masterchef, propose plats du jour, sandwiches et glaces maison au lait de soja, le tout 100% végétal. Enfin, sous les ors des palaces, Christophe Moret du Shangri-La propose nombre de plats végétariens et végétaliens à la carte de la Bauhinia, où se tient chaque premier jeudi du mois une soirée au menu végétal (5 plats à 68 € hors boissons). On est loin de Londres, mais ça frémit franchement du poireau !

4-    Etoiles, étoiles...

Jean-François Piège ayant quitté Thoumieux, on attend de pied ferme son « Grand Restaurant » (7 rue d’Aguesseau 8e). attendu mi-septembre. On n’est visiblement pas les seuls, puisque c’est déjà plein pour les premières semaines, talent gastronomique et médiatique du chef oblige. Et c’est Sylvestre Wahid qui lui succède au Thoumieux dès le 7 septembre : formé lui aussi dans la galaxie Ducasse, cet habitué des deux-étoiles, comme le très méditerranéen Oustau de Baumanière, jouera une carte « minérale et végétale », dans un restaurant entièrement redécoré.
Les Cocottes de Christian Constant, traversent enfin la Seine (14 rue Beaujon, 8e). Dans un 8ème arrondissement souvent bling-bling, une adresse à prix sages est tout à fait bienvenue. À quelques rues de là, en haut des Champs-Elysées, le Fouquet’s voit sa carte repensée par…Pierre Gagnaire. Une sacrée surprise à découvrir fin septembre, qui joue la carte (touristique) de la cuisine de brasserie traditionnelle : Merlan Colbert, bœuf flambé au cognac, millefeuille…
Seul chef de l’Ouest s’encanaillant à l’Est : Thibaut Sombardier, étoilé chez Antoine, qui ouvre un autre restaurant plus accessible dans le 19ème, au nom latin appétissant : Mensae (23 rue Mélingue, 19e). Enfin, dans le style ovni de luxe,l’intrigant « Histoires » de Mathieu Pacaud (85 avenue Kléber, 16e) a ouvert cet été. 20 couverts cachés dans un univers onirique entre conte de fées et Alice au pays des merveilles, auquel le chef d’Hexagone - également fils de Bernard Pacaud, triplement étoilé à l’Ambroisie - propose des plats inspirés d’œuvres qui lui sont chères. Matisse ou Dante dans l’assiette pour une expérience fantasmagorique, à tarif de happy few (250 € le menu). Pour viser les étoiles ?

5-    La vie de château en Seine-et-Marne

En Seine-et-Marne enfin, deux adresses à surveiller. À Fontainebleau, au sein d’un hôtel de luxe, Frédéric Vardon, étoilé parisien au 39-V, signera la carte de « La Table du Parc » (36 rue Paul Séramy à Fontainebleau, ouverture fin septembre) à deux pas du château. Plus au Nord, le château de conte de fées de Ferrières-en-Brie (imaginé par Joseph Paxton pour James Rothschild et lieu de tournage prisé) se métamorphose en école dédiée à l’hôtellerie et à la gastronomie. Son restaurant « Le Baron » (Château de Ferrières-en-Brie, ouverture le 29 septembre) permettra de découvrir un lieu mythique, décoré par Pierre-Yves Rochon (à qui l’on doit le George-V et le Shangri-La) tout en goûtant le travail de Patrick Juhel, Meilleur Ouvrier de France, et celui des élèves.

http://www.telerama.fr/sortir/nouvelles-adresses-et-produits-star-les-5-tendances-gastronomie-de-la-rentree-a-paris,130672.php

 

gastro trends in Paris for September 2015

tables open this summer or in the rubble, here are the restaurants and gourmet places which we will hear. Waiting to go judge by!
1- Good as good bread

Because this is the first thing one nibble, more and more restaurants treat what they slip into the trash. Poujauran often, but Thierry Bretonfournissent number of places. Yet the fact resto gaining ground, as in Ellsworth or material to (15 rue Marie et Louise, 10th). Hence its more frequent appearance as an ingredient, whether toasted breadcrumbs, delicious with pasta, or simply crumble crispy crumbs sprinkled texture bonus.

 

GastronomieOù eat the (very) good bread in Paris?
With "Dupain" (20 boulevard des Filles du Calvaire 3rd), Julien and Ludovic Dardenay Fouin expanding their playing field. Associés in several cases, including Grandcoeur to the home bread amazing, they imagine a bright bakery, which will provide not only their restaurants, as very bio Jaja, but also happy residents. Flour wheat bio Ile-de-France, butter Montaigu (the top of the Poitou-Charentes) and a passionate baker, Tanguy Lahaye, who imagined a short range of breads and some cakes "baker" and season.
Note the unusual arrival radius of a baker apartment, Thierry Delabre, known by the nickname "Panadero Clandestino" provides home for a lucky few crazy old leaven and wheat. He managed this summer through a participatory financing to embark on the adventure of professional bakery. We look forward to leaving the maquis!

2 Paris-sur-Mer

After some boiling around steakhouses and other viandardes addresses, the atmosphere is more navy around the Seine. Weariness burger or want to eat less meat? We spotted "Fair" (48 rue Laffitte, 9), which offers live oysters and seafood from a producer of Riec-sur-Belon in Brittany, "Jeanne Tide" (3 Mandar Street, 2nd) that Montorgueil full reworks quenelle, bisque and bouillabaisse in casual style, and in the 11th, "Salt," where a mad English chef of mature fish seafood and finally dares to serve the whole.
For raw fish, give a chance to Manko (15 Avenue Montaigne, 8th, scheduled to open in late September) because the map of this place mid-cabaret mid-restaurant will be signed Gastón Acurio, charismatic Peruvian chef who worked for recognition Peruvian cuisine. We will find ceviches and tiraditos (cousin of sashimi), which he dedicated a whole book.

The call of largeBar oyster and fish restaurants: the best tables in Paris Marine
3- No ... but happy!

Gluten free, vegetarian or vegan, restaurants "without" outside the ghetto! Thus, Dune, a tradi bistro that turned all summer vegan restaurant successful, will extend the experiment in the fall on Tuesday night. For its part, Season gathers around the same table vegan, gluten free, and daily specials that are neither one nor the other, to please everyone. Latest, the glacier-snack Las Vegans (30 Boulevard de Bonne Nouvelle, 10th), held by Agathe Suares, a former fishmonger candidate Masterchef, daily offers, sandwiches and homemade ice cream to soy milk, all 100% vegetable . Finally, under the gold palaces, Christophe Moret Shangri-La offers many vegetarian and vegan at the map of the Bauhinia, which is held every first Thursday evening to the vegetable menu (5 courses € 68 excluding drinks) . We are far from London, but it frankly shuddered leek!

4 Stars, stars ...

Jean-François Piège who left Thoumieux, it expects to firm up its "Grand Restaurant" (7 Aguesseau 8th Street). Expected mid-September. It is obviously not the only ones, since it is already full for the first weeks, gourmet chef and media talent requires. And that's Sylvestre Wahid successor to Thoumieux from September 7: also formed in the galaxy Ducasse, this regular two-stars, like the very Mediterranean Oustau de Baumanière, will play a "mineral and plant 'card, in a restaurant redecorated.
Les Cocottes de Christian Constant, finally crossing the Seine (14 Rue Beaujon 8th). In an often bling 8th arrondissement, an address to reasonable prices is very welcome. A few blocks away, up the Champs-Elysées, the Fouquet's seen his card redesigned by ... Pierre Gagnaire. A big surprise to discover the end of September, playing the card (tourist) of the traditional brasserie cuisine: Merlan Colbert, beef with cognac, yarrow ...
Only head of the West to the East is encanaillant Thibaut SOMBARDIER starred in Anthony, that opens another restaurant more accessible in the 19th, appetizing Latin name: Mensae (23 Mélingue Street, 19th). Finally, in the luxury UFO style, intriguing "Stories" Mathieu Pacaud (85 avenue Kléber, 16th) opened this summer. 20 seats hidden in a dream world between fairy tale and Alice in Wonderland, in which the leader of Hexagon - also son of Bernard Pacaud, three stars at the Ambrosia - offers dishes inspired works that are dear to him. Matisse and Dante on the plate for a spooky experience, tariff happy few (€ 250 menu). To aim for the stars?

5- The castle life in Seine-et-Marne

In Seine-et-Marne finally, two addresses to monitor. At Fontainebleau, in a luxury hotel, Frédéric Vardon, Paris starred 39-V, sign the card "La Table du Parc" (36 rue Paul Séramy in Fontainebleau, opening September) close to the castle. Further north, the fairytale castle of Ferrières-en-Brie (designed by Joseph Paxton for James Rothschild and place of popular shooting) school metamorphosis dedicated to hospitality and gastronomy. Its restaurant "Le Baron" (Castle of Ferrières-en-Brie, opening September 29) will discover a mythical place, decorated by Pierre-Yves Rochon (to whom we owe the George V and the Shangri-La) while enjoying the work of Patrick Juhel, Meilleur Ouvrier de France, and that of the students.

http://www.telerama.fr/sortir/nouvelles-adresses-et-produits-star-les-5-tendances-gastronomie-de-la-rentree-a-paris,130672.php

la naturalité selon Alain DUCASSE

Alain Ducasse sème la bonne graine au Plaza Athénée

Le Point - Publié le 22/11/2014 à 13:10

Avec sa trilogie poissons-céréales-légumes, le chef à la constellation d'étoiles livre une partition éblouissante concentrée autour de la "naturalité".

Romain Meder (à gauche) et Alain Ducasse (à droite) dans les cuisines du Plaza Athénée. © Pierre Monetta

 

C'est l'aboutissement d'une aventure lancée en 1987. L'achèvement du menu tout légumes initié il y a 27 ans au Louis XV à Monaco. La graine d'Alain Ducasse aura mis plus d'un quart de siècle à germer. Elle est sortie de terre au Plaza Athénée, le 1er septembre. Le résultat ? Un mariage - ou plutôt un ménage ! - à trois entre poissons, céréales et légumes. Un triptyque détonnant convolant en - justes - noces dans une salle Régence totalement redessinée par Patrick Jouin et Sanjit Manku. Le fidèle duo du chef à la constellation d'étoiles sur la planète a imaginé un décor marin et végétal baigné par d'impressionnants lustres ruisselant de cristal avec leurs scintillants reflets arc-en-ciel.

Le reste de la parure, ornée d'une proue de bateau échouée, est une ode aux contrastes des matières : tables en chêne sans nappage, couverts en bois et en inox, vaisselle en laque, bronze, porcelaine, céramique et terre cuite, ainsi que des fauteuils en cuir dans des teintes crème et des banquettes aux formes sphériques avec leur dossier chromé. Au fond, un immense miroir sans tain s'éclaire à la nuit tombée pour dévoiler un cabinet de curiosités composé de milliers de pièces de cristallerie, d'argenterie, d'orfèvrerie, dont certaines du Japonais Ogata San.

Trilogie renversante

 

Pour écrire cette nouvelle histoire baptisée "Naturalité", Alain Ducasse a confié le piano du Plaza Athénée à Romain Meder, 36 ans, qui a fréquenté le prestigieux palace de l'avenue Montaigne en tant que chef de La Cour-Jardin de 2006 à 2009 avant d'aller rouler dans la foulée son tablier pour AD au Spoon des îles à l'île Maurice puis au musée des Arts islamiques de Doha. 

 

Et cette fameuse trilogie poissons-céréales-légumes ? Avant de la voir débarquer, le bal orchestré en salle par Denis Courtiade débute par un rafraîchissement servi dans un verre où vogue un glaçon taillé en forme de diamant. Une eau de carotte, céleri et pomme, relevée de gingembre, poivre, piment d'Espelette, cardamome et citron. Pur, droit et affriolant. L'accord parfait avec la galette croustillante aux graines de courge et de tournesol, au sarrasin, aux flocons d'avoine et d'orge et aux céréales soufflées. Le tout parsemé de gingembre, citron, laurier en poudre et hibiscus séché.

La suite des réjouissances est jalonnée de petites bouchées façon mezze : des salsifis marinés dans du son de riz avec des zestes de citron, du gingembre et du réglisse flottant sur un jus châtaigne, oseille, pomelos ; un croustillant au blé de Khorasan accueillant de fines tranches de tartare de mulet et des copeaux de poutargue ; une purée de pois chiches et une crème de sésame préparées comme un houmous enveloppant un ceviche de daurade et surplombées par du citron caviar, une poudre de laurier et du sumac citronné ; enfin, une sardine de l'Atlantique marinée à l'huile d'olive puis grillée avec en trophée les arêtes et la tête de la sardine frites. Voilà votre palais affûté pour le reste de la représentation avec en prime l'extraordinaire carte des vins concoctée par Gérard Margeon et mise en scène par Laurent Roucayrol. 

 

 

Haute couture

Le clou du spectacle dans l'assiette ? Des lentilles vertes du Puy et du caviar cernés par une délicate gelée de haddock fumé. Le tout accompagné d'une coupelle de crème et de caviar pressé. Il n'y a plus qu'à étaler les deux préparations sur une galette de sarrasin. Le quinoa d'Anjou mijoté dans un cookpot avec sa farandole de racinaires (topinambour, tubercule d'oseille sauvage, panais, salsifis...), sa fanfare de champignons (cèpes, girolles, pieds de mouton, sparassis...) distille les trésors de l'automne. Fin, puissant, terreux.


 

Le rouget de l'île d'Yeu en écailles croustillantes montre ce qu'il a de meilleur dans le ventre avec son jus de civet lié au foie. Le bouquet de légumes (potiron, navet boule d'or, chou pointu, céleri rave, betterave rouge, châtaigne concassée...) qui l'escorte donne le sentiment d'un défilé de haute couture. Grandiose. La transition idéale pour clôturer la session salée avec l'incontournable riz noir d'Italie cuit en "chamba" recouvert d'un ragoût de coquillages (couteaux, vernis, coques, palourdes), de feuilles d'huîtres et de piment d'Espelette. Le jus cacciuco (une soupe de poissons au vin rouge), lié de tamarin, un fruit tropical des Indes, révèle ce monument de contrastes de températures, de textures et de saveurs. 

Pour le tomber de rideau, Michaël Bartocetti sculpte une subtile douceur aux accents corses : poire rôtie, miel de châtaignier, liqueur de myrte, châtaignes corses et glace châtaigne-poire.

 

En quittant le Plaza Athénée, nous nous sommes posé l'éternelle question qui surgit au moment de sortir d'un restaurant : aurons-nous envie d'y retourner ? Réponse : oui, plutôt deux fois qu'une. Alain Ducasse a livré une partition éblouissante. Il a réinventé son répertoire pour sortir quelque chose d'inédit de ses casseroles. C'était sa promesse. Il l'a dépassée au point de mériter d'atterrir la tête dans les 3 étoiles pour le Michelin 2015 qui sera dévoilé le 2 février prochain.

 

Alain Ducasse au Plaza Athénée, 25, avenue Montaigne, Paris, 8e. 01 53 37 35 00. Menus : 380 euros. Carte : environ 250 euros.

grands chefs à petits prix

70 euros chez Barbot, à L'Astrance

Le déjeuner le moins cher des vingt-sept tables 3 étoiles en France? Chut, gardez-le pour vous, c'est L'Astrance ! À 70 euros le midi, il n'y a pas à tortiller de la cuillère pour s'aventurer dans ce chic mouchoir de poche de vingt-six convives perché dans le 16e arrondissement. Le virtuose de l'endroit ? Pascal Barbot, 42 ans, véritable Mozart de la rue Beethoven, qui joue une partition au sommet. Au programme, un menu "carte blanche" jalonné - en plus d'un poisson et d'une viande tirés du marché du jour - par quelques-uns de ses grands classiques : foie gras mariné au verjus, mille-feuille de champignons de Paris, pâte de citron confit ; purée de pommes de terre au fromage blanc, glace vanille et thym ; citronnelle et piment en sorbet ; lait de poule au jasmin, tarte au citron déstructurée. Ajoutez le service délicat de Christophe Rohat conjugué aux merveilleux accords mets et vins d'Alexandre Jean et le bonheur dépasse le cadre de l'assiette...

- L'Astrance 4, rue Beethoven, Paris 16e. 01.40.50.84.40.

Menu déjeuner : 70 euros.

La table : la 14 et la 15, les seules perchées sur la mezzanine.

42 euros chez Nomicos, aux Tablettes

Il fut de longues années la tête à penser de La Grande Cascade et de Lasserre, il est chez lui depuis fin 2010. Jean-Louis Nomicos vole de ses propres casseroles aux Tablettes. La maison ouverte sept jours sur sept embrasse un style moderne, jusqu'à l'iPad sur lequel vous choisirez vos mets. Comptez 42 euros pour le menu "club" au déjeuner comprenant une entrée, un plat et un dessert. Ne ratez pas les macaronis gratinés, parmesan, sot-l'y-laisse et foie gras de canard. Pour 16 euros supplémentaires, vous auriez tort de vous priver d'un fromage, de 37,5 centilitres de vin et d'un café.

- Les Tablettes 16, avenue Bugeaud, Paris 16e. 01.56.28.16.16.

Menu déjeuner : 42 euros.

La table : la 24, idéalement lovée dans une alcôve.

55 euros chez Martinez, au Relais Louis-XIII

Vieilles pierres, poutres d'époque, fenêtres colorées... Bienvenue au Relais Louis-XIII, symbole de l'Histoire avec un grand H, là même où l'héritier fut proclamé le 14 mai 1610, à 8 ans, roi de France. À deux pas de Saint-Michel, Manuel Martinez, MOF millésime 1986, récite sur le bout de la spatule son Escoffier en l'inscrivant dans une éclatante modernité. Au déjeuner, deux solutions : un menu "inspiration" basé sur la saison à 55 euros avec amuse-bouche, entrée, poisson, viande, deux desserts, ou un menu "signature" à 60 euros avec entrée, plat et dessert à choisir parmi les signatures de la maison que sont la quenelle de bar, mousseline de champignons, glaçage champagne ; la noix de ris de veau braisée au sautoir, rémoulade de rave et chou-fleur ; le mille-feuille, crème légère à la vanille Bourbon...

- Le Relais Louis-XIII 8, rue des Grands-Augustins, Paris 6e. 01.43.26.75.96.

La table : la 15, avec son salon privé au premier étage.

49 euros chez La Dame de Pic

C'est l'une des tables les plus courues de la capitale. La Dame de Pic ne désemplit pas depuis septembre 2012. Anne-Sophie Pic, 3 étoiles à Valence, a confié le piano de sa succursale parisienne à Xavier Jarry, avec en prime cuisine ouverte sur une salle au décor contemporain. Le menu déjeuner ? Diablement alléchant à 49 euros : délicat oeuf de poule mollet, escargots "petits-gris", champignons de Paris, estragon et oseille ; gourmande volaille fermière du Jars, cuisse confite, raviole de blettes citronnées, jus infusé aux herbes fraîches ; régressif nougat glacé et orange.

- La Dame de Pic 20, rue du Louvre, Paris 1er. 01.42.60.40.40.

La table : la 12, à l'abri des regards derrière son pilier.

42 euros chez Dutournier, au Trou gascon

C'est un morceau de bravoure qui fleure bon le Sud-Ouest dans la lignée de son Carré des Feuillants voguant à 2 étoiles. Alain Dutournier livre dans son annexe du Trou gascon, près de la place Daumesnil, un récital bigrement canaille. Aux manettes de la demeure, Jérôme Gauthier, pur produit maison. Pour 42 euros, le déjeuner "passion" s'articule autour d'une mise en bouche, d'une entrée, d'un plat et d'un dessert. Ne manquez pas le petit pâté chaud de cèpes, copeaux de jambon vieux ; le filet de perdreau en croûte de noisettes, salmis de cuisse en petit chou vert ; la tarte fine de poire et glace chocolat.

- Au Trou gascon 40, rue Taine, Paris 12e. 01.43.44.34.26.

La table : la 11, cachée par un poteau.

 

article relevé dans le pont du 3/11/2014

 

70 euros at Barbot at L'Astrance

The cheapest lunch the twenty-seven tables 3 stars in France? Shhh, keep it to yourself, it's L'Astrance! At 70 euros for lunch, no squirming of the spoon to venture into this chic pocket handkerchief of twenty six guests perched in the 16th district. The virtuoso of the place? Pascal Barbot, 42, of the real Mozart Beethoven Street, which plays a score at the top. The program includes a "carte blanche" menu marked - in addition to fish and meat from the market of the day - by some of his classics: marinated foie gras with verjuice, yarrow mushrooms Paris , candied lemon pulp; mashed potatoes with cottage cheese, vanilla ice cream and thyme; lemongrass and chilli sorbet; eggnog jasmine, deconstructed lemon tart. Add the delicate service of Christophe Rohat combined with wonderful food and wine of Jean Alexandre and happiness beyond the scope of the plate ...

- L'Astrance 4 rue Beethoven, Paris 16th. 01.40.50.84.40.

Lunch menu: 70 euros.

The table: the 14 and the 15, the only perched on the mezzanine.

Nomicos at 42 euros, with shelves

He was for many years the head to think of La Grande Cascade and Lasserre, he is at home since late 2010. Jean-Louis Nomicos stands on its own shelves for pots. The house open seven days a week embraces a modern, up to the iPad where you choose your dishes. Count 42 euros for the "club" lunch menu including a starter, main course and dessert. Do not miss the macaroni au gratin, parmesan, sot-l'y-leash and duck foie gras. For another 16 euros, you would be wrong to deprive yourself of a cheese, 37.5 cl of wine and coffee.

- Tablets 16, avenue Bugeaud, Paris 16th. 01.56.28.16.16.

Lunch menu: 42 euros.

Table: 24, ideally nestled in an alcove.

55 euros in Martinez, on Louis XIII Relays

Old stones, antique beams, colored windows ... Welcome to the Relais Louis XIII-symbol of History with a capital H, where also the heir was proclaimed May 14, 1610, 8 years old, King of France . Just steps from St. Michael, Manuel Martinez, MOF 1986 vintage, recites on the tip of the spatula Escoffier by including it in a dazzling modernity. At lunch, two solutions: a menu "inspiration" based on the season to 55 euros with appetizer, entree, fish, meat, two desserts, or "signature" menu at 60 euros with starter, main course and dessert to choose from the signatures of the house are bar dumplings, mushroom mousseline, champagne frosting; veal sweetbread braised saltire, celeriac remoulade and cauliflower; the yarrow, light cream with Bourbon vanilla ...

- Le Relais Louis XIII-8, rue des Grands Augustins, Paris 6th. 01.43.26.75.96.

The table: the 15, with its private lounge on the first floor.

49 euros at La Dame de Pic

This is one of the most popular restaurants in the capital. La Dame de Pic is always full since September 2012. Anne-Sophie Pic, Valence 3 star, told the piano from its Paris branch to Xavier Jarry, with kitchen open bonus room with contemporary decor. The lunch menu? Devilishly tempting to 49 euros: delicate egg calf chicken, snails "little gray" Paris mushrooms, tarragon and sorrel; Jars of gourmet range chicken, confit, chard ravioli lemon juice infused with fresh herbs; regressive frozen nougat and orange.

- La Dame de Pic 20, rue du Louvre, Paris 1st. 01.42.60.40.40.

The table 12, away from view behind his pillar.

42 euros at Dutournier, at Trou Gascon

It's a bravura smelling the Southwest in line with its sailing Carré des Feuillants 2 stars. Alain Dutournier book in its Annex Trou Gascon, near the Place Daumesnil, a damned scoundrel recital. At the helm of the house, Jerome Gauthier, pure product home. For 42 euros, lunch "passion" is built around an appetizer, a starter, a main course and a dessert. Do not miss the hot little pâté of ceps, old ham shavings; partridge filet crusted with hazelnuts, thigh salmis small green cabbage; the tart pear and chocolate ice cream.

- Au Trou Gascon 40, rue Taine, Paris 12th. 01.43.44.34.26.

The table: the 11 hidden behind a pole.

 

Article noted in point 03/11/2014

Food trucks

Food trucks

Vendredi 21/3/2014 étaient réunis sur l'espace MK2 Bibliothèque (Paris 13)

l'association "food trucks en mouvement".

une bonne dizaine de camion étaient présents, une moitié offraient une dégustation de leur spécialité.

cela allait du bagel (excellent car croustillant et moelleux, avec une garniture tout en fraicheur) à l'asiatique, bon bon, plein de saveurs, servi dans un emballage très pratique (il permet pour une soupe de boire jusque la fin le potage sans utiliser de couvert, en passant par des burgers et des tartines délicieuses.

On est loi de la baraque à frites (bien que certaines soientt excellentes) la mode change avec qualité.

Après cela vous pouviez déguster d'excellentes glaces à base de fromage blanc, et servies avec différents topings.

Enfin un petit scooter équipé d'une machine à café professionnelle permettait de prendre un café pour terminer un bon repas.

ces food trucks sont très peu présents dans les rues de Paris (la mairie ne souhaite pas accorder une autorisation à ces food trucks pour ne pas gêner les 15000 cafés et restaurants de Paris)

on peut les trouver face à de multiples entreprises de la défense, d'Issy les moulineaux essentiellement, ainsi que lors de manifestations ou d'évènements (récemment au stade de France)

Bien que l'investissement soit élevé pour un camion -80 à 100 000€, auxquels il faut ajouter les droits à payer pour certains emplacements (jusque 20% des recettes)-

les propriétaires récents (ces food trucks sont en plein développement) sont très optimistes sur leur devenir.

Si la qualité suit, avec des prix contenus et raisonnables,  alors ce type de restauration à de beaux jours à venir.

ci dessous quelques camions présents hier sur l'esplanade MK2 Bibliothèque, ainsi que certaines propositions.

camion qui fume

     bagels     jaune      tout flemme

dans le vent     bagels    glaces     hot dog

café            tarif bagel                  menu asiat          bagel 1

les enfants terribles

4 rue Fénelon 44000 Nantes (tout près du parking duché) 

Ouvert du mardi au samedi, midi et soir jusqu'à 22h00

fermé le jeudi soir

réservation au 02 40 47 00 38

nous avons ce samedi 11 octobre 2014 déjeuné avec délice,

l'accueil est souriant et le restera tout au long de notre présence, il sera aussi plein de sollicitude, et attentif.

le menu du midi (le soir un menu différent à 35€) comporte deux entrées,deux plats et deux desserts au choix. 20€ les trois plats, 

voici ce que nous avons retenu : croustillants de viande, râpé de divers radis, sauce mayo coriandre

travers de porc caramélisé, riz de Camargue, pomme cuite au four enrobée de pralin, glace vanille

nous avons choisi un costière de Nimes, tannique, rond, très agréable (4,50€ le verre de 12cl)

alors pour ce repas 20+4,5+2€ (pour le café) soit un total tout compris de 26,50€

qui dit mieux comme rapport qualité prix ?

A Nantes cela commence à se savoir, alors il faut réserver,

j'ai oublié, le confort (et cela compte, bien que personne n'en parle jamais) fut aussi présent, banquette larges et moelleuses et chaises à l'assise souple .

Allez y, moi je le ferai. 


la cuisine des insectes

mon ami David FAURE, a planté ses casseroles depuis plusieurs années ( huit ans je crois) à Nice.

son restaurant "APHRODITE" est étoilé Michelin depuis 2010.

Ce chef que j'ai connu il y a environ 20 ans, à Paris sur les quais de Seine, était chef du restaurant "campagne et provence" dont le propriétaire fut Gilles EPIE.

David m'a alors accepté de nombreuses soirées auprès de lui pour me conseiller et m'expliquer tous ses tours de main,

ce fut des moments très enrichissants.

David est en perpétuelle recherche de nouvelles techniques, alors il y a plusieurs années il s'est intéressé à la cuisine moléculaire, et depuis deux ans il a sur sa carte un menu "tout moléculaire", et il faut le gouter car c'est très spectaculaire et de plus c'est bon.

Aujourd'hui, David se préoccupe de nos ressources, et après s'être interrogé sur le futur, a crée des recettes autour de la cuisine des insectes.

Je le cite : ma préoccupation principale chez Aphrodite a toujours été d’être précurseur dans le travail de nouveaux aliments ou l’utilisation de nouvelles techniques dans le but de surprendre, d’étonner, d’émouvoir mes clients, de les emmener vers des contrées gastronomiques qu’ils n’avaient jusqu’alors jamais explorée.

Vous pourrez lire la suite, sur son site web ci après :

http://restaurant-aphrodite.com/aphrodite/latable/alternative/alternative.htm

un exemple d'une de ses recettes :

Inclusion de Grillons en bubble au Whisky, Cubique de Pain perdu aux Poires

 

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mercredi 20 septembre 2017

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